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Alimentation plus durable : quel intérêt de la part des consommateurs ?

Avec la montée des préoccupations liées à la surexploitation et à l’épuisement de nos ressources, se tourner vers une alimentation plus durable apparait comme une nécessité. A la sortie de la crise sanitaire, quel est l’intérêt des consommateurs pour ce sujet ? En tant qu’industriel, comment répondre à leurs attentes ?

 

Une alimentation plus durable en réponse à la prise de conscience écologique globale

 

L’environnement est devenu un enjeu majeur dans le monde ces dernières années. A la sortie de la crise sanitaire, la prise de conscience écologique s’est amplifiée progressivement.

Ces changements de mentalités ont notamment eu un impact fort sur notre alimentation avec l’objectif de tendre vers une alimentation plus durable. Mais qu’est-ce que cela signifie ?

La FAO définit les régimes alimentaires durables comme des modes d’alimentation ayant « de faibles conséquences sur l’environnement, qui contribuent à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi qu’à une vie saine pour les générations actuelles et futures »[1].

Figure 1 : Solutions développées par les entreprises agroalimentaires

Face à la demande croissante des consommateurs, de nombreuses solutions ont été mises en place par les entreprises de l’industrie agroalimentaire. Rien n’est laissé au hasard :

      • Diminution des emballages et développement du vrac
      • Diversification des ingrédients avec une végétalisation des menus
      • Mise en place de labels ou d’applications d’aide au choix
      • Renforcement de la proximité agriculteur-consommateur avec le développement des circuits courts et de l’approvisionnement local

 

Pour en apprendre plus sur les grandes tendances en lien avec la transition alimentaire :

Horizon 2023 : au cœur de la tendance nutrition

 

Des consommateurs impliqués pour une alimentation plus durable ?

 

Une majorité de la population déjà engagée dans la transition alimentaire

A l’échelle mondiale, une majorité des consommateurs semble vouloir s’engager dans une alimentation plus durable. Par exemple, en 2020, 78 % des consommateurs chinois[2] déclaraient qu’ils aimeraient changer radicalement leur manière de consommer. Selon cette même étude, 89 % de la population des Etats-Unis2 a le sentiment de restreindre sa consommation afin de consommer plus responsable.

 

A l’échelle mondiale, une majorité des consommateurs semble vouloir s’engager dans une alimentation plus durable.

Cette volonté de changement aboutit à de plus en plus d’actions concrètes en faveur d’une alimentation plus durable. En France par exemple, 68 % de la population déclare faire attention à acheter des légumes de saison, 55 % achète des produits locaux et 46 % limite la consommation de viande dans leur foyer[3]. Ces pratiques deviennent progressivement de plus en plus communes dans notre société.

 

Une implication individuelle très variable selon le profil

Cependant, il est possible d’observer une forte variabilité selon le profil du consommateur. Même si certaines différences sont notables selon les pays, on observe un schéma constant. Les jeunes générations sont plus sensibilisées à la question environnementale. Cette variabilité générationnelle sera sans doute un des enjeux incontournables des prochaines décennies. On observe également une meilleure conscience écologique des plus diplômés et malgré cela, les classes supérieures sont celles ayant le plus fort impact environnemental. C’est ainsi qu’une étude a pu déterminer différents profils de consommateurs : du plus investi au plus réfractaire[4].

Figure 2 : Une consommation responsable encore perçue comme contraignante [5,6]

Cet engagement pour une alimentation plus durable est aussi limité par les inquiétudes des consommateurs. Une alimentation plus durable est encore synonyme de coûts élevés, de risque de carences en lien avec la végétalisation ou encore de perte de diversité et de plaisir. Par exemple, chez les 16-34 ans, 41 % des Allemands sont non-acheteurs de produits responsables à cause du prix[5]. De plus, 68 % des Français trouvent que consommer des produits responsables à 100 % ou presque demande trop d’efforts et de changements au quotidien[6].

 

Cet engagement pour une alimentation plus durable est aussi limité par les inquiétudes des consommateurs.

Malgré une implication de plus en plus forte des consommateurs, des freins empêchent encore une généralisation de ce mouvement.

 

Des consommateurs de plus en plus sensibles aux démarches RSE des entreprises

 

Le pouvoir de la RSE sur l’achat des consommateurs

Dans cette quête de durabilité, les entreprises proposent un éventail de produits de plus en plus large afin de proposer une alimentation plus durable aux consommateurs. Produits BIO, locaux, éthiques, plus sains : les consommateurs ne savent plus où donner de la tête… Une solution : les engagements des entreprises qui deviennent un critère d’achat supplémentaire.

Dans un contexte où 41 % des Français et 33 % des Allemands déclarent avoir arrêté d’acheter des produits d’entreprises n’ayant pas agi de manière éthique5, la transparence fait partie des grandes priorités des entreprises. Mettre en avant une bonne rémunération des producteurs, la provenance des matières premières ou encore l’Eco-score des produits sont des leviers d’action majeurs des entreprises agroalimentaires. Une bonne communication RSE est alors essentielle pour donner de la crédibilité aux entreprises.

 

Lactalis Ingrédients : une entreprise engagée

Cette année, nous avons choisi de pousser encore plus loin notre démarche RSE en nous impliquant dans plusieurs domaines.

Lactalis Ingredients s’engage pour une nutrition toujours plus saine et pour limiter son impact environnemental. Deux points ont été travaillés en priorité : la réduction de l’empreinte carbone de nos activités et l’amélioration du bien-être animal. Pour agir sur la production laitière en amont, le Groupe Lactalis a mis en place deux solutions innovantes. La solution Valorex Eco-sens permet d’une part de mieux équilibrer l’alimentation des vaches en fonction de la quantité de méthane produite. D’autre part, l’outil Cool Farm Tool, permet de mesurer l’empreinte carbone de nos fermes partenaires. Concernant le bien-être animal, dans le prolongement de la charte « Cap sur l’avenir », nous sommes devenus membre associé du Welfare Quality Network afin d’approfondir nos engagements.

Enfin, nous n’oublions pas les collaborateurs de l’entreprise. Nous mettons en place des dispositifs pour préserver leur santé et leur sécurité au travail. Nous souhaitons également favoriser leur développement professionnel et encourager leur engagement pour le groupe.

Vous pouvez retrouver nos nouveaux engagements forts pour une alimentation plus durable dans notre nouveau rapport RSE 2021.

 

Pour aller plus loin sur l’alimentation durable :

Les produits laitiers dans une alimentation saine et durable

Sources :

[1] FAO, Recommandations alimentaires et durabilité, 2010.
[2] Havas, Etude Shopper Observer, 2020.
[3] Ademe, Représentations sociales du changement climatique, 2020.
[4] CREDOC, Consommation durable : engagement de façade des classes supérieures, 2019.
[5] Mintel, Le coût de l’alimentation éthique est le frein numéro un pour les consommateurs, 2021.
[6] Havelaar, Baromètre Max Havelaar de la transition alimentaire, 2020.

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